top of page

Marseille–Cassis : vivre une grande course provençale de l’intérieur

il y a 3 jours
5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Alex avec sa médaille après avoir terminé les 20 km de Marseille–Cassis
Alex après avoir terminé Marseille–Cassis

À la fin du mois d’octobre, il y a un dimanche un peu particulier chez nous. Très tôt le matin, des milliers de coureurs se retrouvent à Marseille avec le même objectif : rejoindre Cassis à pied en passant par le col de la Gineste.


Marseille–Cassis fait partie de ces événements que l’on connaît forcément lorsqu’on vit dans la région. Chez nous, il est devenu encore plus familier depuis qu’Alex, mon mari, a décidé de prendre le départ.


Et finalement, cette course raconte aussi quelque chose de la Provence que j’aime faire découvrir pendant mes immersions.


De Marseille à Cassis, 20 kilomètres pas tout à fait comme les autres

Vue sur les falaises et la Méditerranée dans le Parc national des Calanques
Les Calanques entre Marseille et Cassis

Marseille–Cassis existe depuis 1979. La première édition avait réuni un peu plus de 700 participants. Aujourd’hui, la course accueille 20 000 coureurs et traverse pendant 12 kilomètres le Parc national des Calanques.


Le départ se fait à proximité du Vélodrome de Marseille. Puis les coureurs quittent progressivement la ville et prennent la direction du col de la Gineste avant de redescendre vers Cassis. L’arrivée se trouve sur les hauteurs de la commune, au milieu des vignes.


Sur le papier, 20 kilomètres peuvent sembler accessibles à un coureur habitué à cette distance. Mais Marseille–Cassis a une particularité : il faut d’abord monter.


Et la Gineste change beaucoup de choses. C’est d’ailleurs ce contraste que j’aime dans cette course. On part de Marseille, dans une ambiance très urbaine, puis le paysage s’ouvre progressivement. La ville laisse place aux collines, aux roches calcaires et à la végétation méditerranéenne avant de retrouver la mer du côté de Cassis.


La première fois qu’Alex a pris le départ

Alex et son amie Julie avant leur départ pour la course Marseille–Cassis
Alex et Julie avant Marseille–Cassis

La première participation d’Alex n’avait pas vraiment commencé par une préparation exemplaire.

Il s’était entraîné pendant à peine un mois.


Malgré cela, il avait terminé Marseille–Cassis en 1 h 50.

Cette année-là, son amie Julie courait également. Avec Ismaël, son mari, j’étais restée du côté de Marseille. Nous les avions attendus pendant qu’ils couraient jusqu’à Cassis, puis ils étaient revenus en bus.


Et nous avions fait ce que nous savons très bien faire dans le Sud après un effort sportif : nous étions allés déjeuner tous les quatre.


C’est aussi cela que j’aime dans les photos de cette journée. Il y a bien sûr la médaille et le chrono, mais il y a surtout l’avant et l’après. Les amis, l’attente, les encouragements et le repas partagé une fois la course terminée.


Un an plus tard, une préparation complètement différente


Pour sa participation suivante, Alex n’a pas du tout abordé la course de la même manière.

Cette fois, il avait commencé à s’entraîner dès le mois d’août. Sorties régulières, séances longues, renforcement musculaire… Il avait réellement préparé son Marseille–Cassis.


Il avait même dû passer quelques fois chez l’ostéopathe à cause d’un début de sciatique et de douleurs dans le dos. Pendant plusieurs semaines, la course a donc fait partie de notre quotidien. Avec les enfants, nous suivions sa préparation, ses sorties et ses progrès.


Le jour de la course, en revanche, nous n’étions pas avec lui. Les enfants étaient en vacances et je travaillais. Nous avons donc suivi tout cela à distance. Et cette fois, Alex a terminé Marseille–Cassis en 1 h 39, soit onze minutes de moins que lors de sa première participation.


Derrière ce chrono, il y avait surtout plusieurs semaines d’entraînement et une façon complètement différente de préparer la course.


Marseille–Cassis, c’est aussi une ambiance

Virginie, Alex, Julie et Ismaël réunis autour d’un repas après Marseille–Cassis
Un déjeuner entre amis après la course

Il n’est pas nécessaire de courir 20 kilomètres pour vivre Marseille–Cassis.


Le jour de la course, toute une partie de la région vit au rythme des coureurs. Des proches viennent les encourager et plusieurs zones sont prévues le long du parcours pour les spectateurs.


C’est ce qui en fait, à mes yeux, bien plus qu’une compétition sportive. Comme les marchés, les vendanges ou certaines fêtes de village, c’est un rendez-vous qui revient chaque année et qui finit par faire partie du calendrier local.


Quand on vit ici, on connaît presque toujours quelqu’un qui participe. On demande son temps. On parle de la Gineste. On compare les entraînements. On suit les résultats. Ce sont des petites choses, mais elles racontent aussi la vie en Provence.


Apprendre le français à travers la vie quotidienne


Lorsque l’on apprend une langue dans son pays, on apprend souvent à parler de sujets préparés à l’avance.

En immersion, les conversations sont différentes. Un matin, nous pouvons parler du marché d’Aix. Le lendemain, d’un repas prévu avec des amis. Et à la fin du mois d’octobre, il y a de fortes chances que quelqu’un parle de Marseille–Cassis.


C’est exactement ce que j’aime dans l’apprentissage par immersion : le français n’est plus seulement la matière que l’on étudie. Il devient la langue avec laquelle on comprend ce qui se passe autour de soi.


Une course comme Marseille–Cassis permet par exemple de découvrir des mots très courants en français : un coureur, un dossard, le départ, l’arrivée, un parcours, une montée, une descente, un ravitaillement, un chrono


Mais surtout, ces mots ont soudain un contexte.

Et ils deviennent beaucoup plus faciles à retenir.


Quelques mots de français autour de la course

Français

Anglais

un coureur / une coureuse

a runner

un dossard

a race bib

le départ

the start

l’arrivée

the finish

un parcours

a course / route

une montée

a climb

une descente

a descent

un ravitaillement

an aid station

un chrono

a time

une médaille

a medal


Vivre la Provence, au-delà des lieux à visiter


Quand je pense à une immersion en Provence, je pense évidemment à Aix-en-Provence, Cassis, la Sainte-Victoire, aux villages du Luberon ou aux marchés.


Mais vivre ici pendant quelques jours, c’est aussi découvrir tout ce qui se passe entre ces visites.


Une conversation autour du petit-déjeuner. Une personne que l’on rencontre. Une tradition locale. Un événement sportif. Un déjeuner avec des amis. Une expression que l’on entend pour la première fois.


C’est souvent dans ces moments très simples que l’on commence réellement à entrer dans une langue et dans une culture. Marseille–Cassis en est un joli exemple pour nous parce que cette course fait désormais partie de notre histoire familiale.


Et qui sait ? Si vous venez un jour en immersion à la fin du mois d’octobre, nous parlerons peut-être de la prochaine participation d’Alex autour du petit-déjeuner.


Questions fréquentes sur Marseille–Cassis


Quelle est la distance de Marseille–Cassis ?

La course fait 20 kilomètres entre Marseille et Cassis. Le parcours traverse notamment le col de la Gineste et 12 kilomètres du Parc national des Calanques.


Où commence et où se termine la course ?

Le départ est donné à Marseille, à proximité du CEPAC Vélodrome. L’arrivée se situe sur les hauteurs de Cassis, avenue des Albizzi, au cœur des vignes.


Quand a lieu Marseille–Cassis ?

La course est traditionnellement organisée le dernier dimanche d’octobre. L’édition 2026 aura lieu le dimanche 25 octobre 2026.


Depuis quand existe Marseille–Cassis ?

La première édition a eu lieu en 1979 et avait réuni un peu plus de 700 coureurs. La course accueille aujourd’hui 20 000 participants.


Peut-on assister à la course sans courir ?

Oui. Il est possible d’encourager les participants le long du parcours en dehors des zones réglementées de départ et d’arrivée. L’organisation prévoit également plusieurs zones d’encouragement.


Peut-on participer à Marseille–Cassis pendant une immersion en français ?

Pourquoi pas, si les dates correspondent et si vous êtes inscrit et suffisamment entraîné ! Mais courir n’est évidemment pas nécessaire pour découvrir cet événement. Suivre la course, en parler avec des Français ou simplement comprendre pourquoi elle compte autant localement fait déjà partie de la découverte de la vie en Provence.


Vous aimeriez apprendre le français autrement, en partageant la vie quotidienne en Provence ? Mes immersions mêlent cours de français, conversations, découvertes de la région et tous ces petits moments de vie qui ne se trouvent pas dans un manuel.



 



 
 
 

Commentaires


© 2018-2026 by Virginie In Provence

bottom of page