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Apprendre le français en immersion : les 48 premières heures

Vue depuis un avion en vol au-dessus d’un paysage montagneux, symbolisant l’arrivée en France pour un séjour d’immersion en français.
Arriver en France : le début d’une immersion… et d’un changement de rythme.

Les deux premiers jours d’une immersion pour apprendre le français sont souvent les plus déstabilisants. Même pour les personnes qui « comprennent déjà bien le français ».


Pourquoi les deux premiers jours sont les plus déstabilisants


Le jet lag et la fatigue physique

Personne allongée sur un lit, visiblement fatiguée, illustrant le jet lag et la fatigue des premiers jours d’une immersion en français
Le corps aussi apprend. Et il a parfois besoin de temps pour récupérer

D’abord, il y a le jet lag.

C’est pour cette raison que j’invite toujours les personnes à arriver en France quelques jours avant le début de l’immersion, lorsque c’est possible.

Cela permet au corps de récupérer, de retrouver ses repères, et d’aborder l’apprentissage du français avec plus de disponibilité.


Le stress du voyage et du changement


Il y a aussi le stress du voyage. Ce n’est pas rien d’arriver dans un pays que l’on connaît, mais pas si bien que ça. De débarquer dans une famille que l’on ne connaît pas encore.

Même lorsqu’il s’agit d’une aventure choisie, de vacances ou d’un projet enthousiasmant, la fatigue et le stress — souvent inconscients — sont bien présents.


Le changement de langue : une charge mentale invisible


Arc de Triomphe à Paris avec un drapeau français, symbolisant le changement de langue et l’immersion en France
Changer de pays, c’est aussi changer de langue… et de repères

Une fois arrivée en France, il y a le changement de langue. Oui, bien sûr, c’est pour cela que vous êtes là.

Mais cela signifie être concentrée toute la journée. Écouter. Comprendre. S’adapter. Sans véritable pause mentale. Apprendre le français dans ces conditions demande beaucoup d’énergie.


Ce que l’on imagine avant une immersion en français


Illustration d’escaliers montant progressivement, représentant l’idée d’une progression régulière en immersion linguistique
On imagine souvent une progression linéaire. Étape après étape.

Avant une immersion, on imagine souvent une progression assez linéaire.

On se dit que l’on va « se remettre dans le bain », que tout va revenir progressivement, et que le français va reprendre sa place naturellement.

Et c’est possible.


Certaines personnes vivent cette transition de manière fluide.

Mais pour d’autres, c’est l’inverse. Elles ont l’impression que tout devient compliqué, quel que soit leur niveau.

Et cette phase fait partie du processus normal vers plus de fluidité.


Ce qui se passe vraiment pendant les 48 premières heures

Image d’IRM cérébrale symbolisant l’activité du cerveau lors des premières 48 heures d’immersion en français
Pendant les premières heures, le cerveau travaille intensément en arrière-plan.

Pendant les 48 premières heures, le cerveau est soumis à une quantité inhabituelle d’informations en français.

Il n’y a plus vraiment de pause. Plus de retour spontané à la langue maternelle. Plus de refuge mental.

Même les moments simples — un petit-déjeuner, une discussion informelle, une consigne — demandent une attention particulière.


Le cerveau écoute en permanence. Il compare. Il traduit. Il anticipe.


Cela peut provoquer :

• une grande fatigue

• une sensation de confusion

• parfois une légère anxiété

• l’impression de « ne rien comprendre »

Ce que l’on interprète comme une régression est en réalité un changement de mode de fonctionnement.


Quand le cerveau commence à entrer dans la langue française

Deux personnes échangeant autour de documents, illustrant l’adaptation et la compréhension progressive en immersion linguistique
Chercher du sens autrement : par les gestes, les regards, les intonations

Durant ces premières heures, le cerveau commence à lâcher ses stratégies habituelles.

Il ne peut plus s’appuyer uniquement sur la traduction mot à mot.

Il cherche du sens autrement :par le contexte, les gestes, les intonations.

C’est inconfortable. Mais c’est exactement ce qui permet à la langue de s’installer plus profondément.


Pourquoi cette phase est essentielle


Les 48 premières heures sont une période de transition.

Un moment où l’ancien mode d’apprentissage ne fonctionne plus, et où le nouveau n’est pas encore installé.

C’est un entre-deux. Instable, mais fertile.

L’apprentissage ne se voit pas encore. Il se prépare.


Ce qui change après deux ou trois jours d’immersion

Piste d’athlétisme avec marquages numérotés, symbolisant les étapes d’adaptation après quelques jours d’immersion en français
Après deux ou trois jours, quelque chose se stabilise. On entre dans un nouveau rythme.

À partir du troisième jour, quelque chose se détend.

Les sons deviennent plus familiers. Certaines phrases reviennent. La compréhension globale s’améliore.


On ne progresse pas « scolairement ». On s’adapte.

Et cette adaptation est la base de tout.


Quelques rappels essentiels

Ne pas se comparer. Ne pas minimiser la fatigue. Se féliciter d’avoir osé.

Se lancer dans une immersion pour apprendre le français demande du courage, de l’ouverture et une vraie disponibilité intérieure.


Et parfois, apprendre le français, c’est d’abord accepter de traverser cette phase…avant que les choses ne deviennent plus simples.


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À bientôt en Provence 🌿

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